Salif Keita : fabuleux concert à AFRICAJARC

29 juillet, 2009 | Mondialnews

Salif Keita à AFRICAJARC - Photo JP Challot - MONDIALPIX

Salif Keita à AFRICAJARC – Photo JP Challot – MONDIALPIX

Fabuleux concert de Salif KEITA au Festival AFRICAJARC vendredi 24 Juillet 2009

Salif KEITA. Le nom appelle le Mali. Un pays enclavé de l’ouest africain qui donne à voir et entendre une des plus belles cultures du continent. C’est le Mali du pays dogon, niché contre les falaises de Bandiagara. Il déborde de mystère. C’est le Mali de Tombouctou, cité de l’esprit et de l’écrit. C’est le Mali de Djenné, la ville à elle seule est un monument historique, lieu de savoir, lieu de sagesse. C’est le Mali de la musique. Avec Ali Farka Touré, Boubacar Traoré, Toumani Diabaté

Salif KEITA. Le nom appelle un artiste musicien malinké, originaire de Djoliba. Il est un descendant de l’empreur Soundiata Keïta, fondateur de l’empire du Mali. Sa naissance érige sur sa destinée deux écueils. Il est atteint d’albinisme et doit subir le rejet de son père ; il est prince de sang et alors ne doit pas s’adonner à la musique, apanage des griots. L’enfant Salif Keïta, solitaire dans sa souffrance, trouve refuge dans le « blues ». Le blues appelle le chant. Salif chante le blues. Dans les champs. Sur les rivages du Niger. Il veut devenir musicien. Pour chanter, il doit s’accepter tel qu’il est et enfreindre les règles ancestrales. Dans les années 60, il quitte le milieu familial et rejoint Bamako où il intègre le « Rail Band » puis « Les Ambassadeurs ». Sa voix est claire, puissante. Ses mélodies touchantes.

Salif KEITA. Le nom appelle « Mandjou », une première révélation, en 1978. Salif y rend hommage au peuple mandingue. La chanson est déchirante à pleurer. Guitares et cuivres ouvrent la voie.
La voix s’élève puis s’écoule, or liquide, sur nos figures saisies. 1987, « Soro »,le premier album solo de Salif connaît un succès immédiat en France. Il délivre un son à la fois pop et africain. Il enregistre ensuite les albums « Ko-Yan » en 1988, « Amen » en 1991, suivi de « Folon » en 1995, « Sosie » en 1997 et « Papa » en 1999.

Après quelques années d’absence, l’album « Moffou » sort en 2003. Hymne à la joie, hymne à l’amour. Guitares râpées, tempo languide et rêveur. C’est l’album le plus vendu de Salif Keïta. Il donne un souffle nouveau à la carrière de l’artiste.
En 2006, un dernier opus « M’bemba » opère un véritable retour aux racines mandingues. Le son est acoustique. La kora et le balafon y coopèrent. La voix est souple, la musique radieuse.

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Salif KEITA

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